On continue…

Comme prévu, nous avons démonté de vieux ordinateurs en panne afin de récupérer les ventilateurs. Au passage, nous avons aussi récupéré des fils électriques. Puis nous avons fabriqué de petits circuits électriques alimentés par des piles de 9v faisant tourner les petits ventilateurs.

Plusieurs modèles sont en cours de fabrication. Parmi les 5 groupes, certains ont choisi de ne collecter que les plastiques légers ou seulement les métaux, d’autres les deux. Le travail a bien avancé mais rien n’a été encore expérimenté.

Heureusement que nous avons été aidés par Christine, notre mentor, et par Barbara qui était venue nous rendre visite et nous a apporté des cadeaux. Merci beaucoup ! On continue la semaine prochaine !

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Publier

Après la phase d’expérimentation, il sera important d’analyser les résultats obtenus.

Le scientifique doit ensuite communiquer sur son travail de recherche. Cela passe par une restitution écrite qui est soumise pour relecture à un comité de chercheurs du domaine. Si le contenu est pertinent (rigueur de la méthode, intérêt des résultats) et une fois corrigé selon les conseils des relecteurs (cela peut nécessiter plusieurs allers-retours) l’article est publié dans une revue scientifique ou dans le recueil d’une conférence. Dans le cas des conférences (congrès scientifiques), le scientifique doit ensuite présenter son travail à l’oral en présentation plénière avec un support de transparents ou via un poster.

La longueur et la structure de l’article dépendent du journal auquel il est soumis. De façon classique il comporte un titre, la liste des auteurs, un résumé, une introduction qui décrit le contexte et l’état de l’art, la méthodologie qui a été mise en place, les résultats (texte explicatif + figures / graphiques), une conclusion qui discute les résultats obtenus et présente les perspectives.

La publication permet à la communauté scientifique de partager les connaissances, qu’une expérience ait donné un résultat positif ou pas il est important d’en garder une trace.

La pratique (suite)

Avant de reprendre les expérimentations, nous avons pris le temps de réfléchir à la dernière séance et à l’objectif de l’expérimentation : le filet ramasse-t-il bien les plastiques légers ?

Nous avons donc testé.

Résultat : le filet ramasse bien les déchets légers (feuilles, plastiques légers…), il les accumule puis les déchets finissent par constituer une masse qui, à force de rouler, arrive à passer sous le filet malgré la barre en bois, réduisant à néant les efforts du Thymio. Faudrait-il le lester davantage? Un filet plus rigide (type grillage) ramasserait tout et finirait par être bloqué par le poids de ce qu’il traînerait. En conclusion, le filet ne fonctionne pas, il ramasse les déchets légers comme les lourds.

Comme il faisait beaucoup de vent cet après-midi, nous avons observé comment il déplaçait les feuilles et les plastiques légers. Nous sommes retournés en classe et nous avons cherché ce qui pourrait produire du vent : l’idée du ventilateur a très vite germé.

Certains ont expliqué qu’ils avaient des petits ventilateurs qui fonctionnaient à pile, puis nous avons cherché dans quoi il y avait des ventilateurs. Demain, nous démonterons donc de vieux ordinateurs afin de récupérer des ventilateurs. Tournevis !

De la théorie à la pratique

Suite à la visite de Christine, notre mentor, qui nous a beaucoup aidés à organiser notre recherche, nous avons réfléchi dans une première séance à ce dont nous aurions besoin pour nos premières expérimentations (matériaux) et comment nous allions utiliser les Thymios.

Les groupes ont dessiné des croquis de robots et les ont présentés à la classe. Des idées ont germé : doter le Thymio d’un filet pour collecter les plastiques légers, équiper le robot de « bras » afin de balayer une plus grande zone dans le ramassage, poser des aimants sur ces « bras immobiles », utiliser une roue sans laquelle Thymio ne peut se déplacer sur le goudron.

Dans la séance suivante, les groupes ont commencé à bricoler les robots avec les matériaux qu’ils avaient ramenés (legos, filets…) mais cela s’est avéré plus compliqué que prévu : la réalité est contraignante, le croquis ne fonctionne pas forcément et surtout, il ne faut pas perdre de vue le projet au cours du bricolage.

Encore une fois, la présentation des robots devant la classe a permis à beaucoup de groupes de faire le point. Bref, on a avancé mais il reste du chemin à parcourir.

Mardi 5 février 2019

Aujourd’hui, mardi 5 février 2019, notre mentor, Christine Azevedo-Coste (chercheuse à l’INRIA en robotique pour le handicap), nous a à nouveau rendu visite.

Sa présence a permis aux élèves de clarifier leur pensée car il a fallu lui faire un résumé clair d’où ils en sont dans leur projet.

Après un retour sur les différentes phases passées (état de l’art et définition de ce qu’est une problématique), Christine a accompagné les élèves dans une discussion les conduisant à affiner encore leur question de recherche:

Thème: dépollution

Comment: en utilisant des robots Thymio

Types de déchets: emballages plastiques et déchets métalliques

Où: milieu terrestre naturel. La cour de l’école a été plus précisément choisie comme modèle simplifié de la réalité: ainsi les élèves vont se répartir en groupes et pouvoir passer à la phase de recherche et d’expérimentation afin que Thymio puisse collecter, soit le plastique, soit le métal, d’abord sur un sol goudronné, puis éventuellement sur de l’herbe, de la terre et des graviers et sur du sable.

deuxième visite de Christine

 

 

La problématique…

Ce n’est pas évident d’expliquer ce qu’est une problématique à des élèves de CM1/CM2, alors j’ai utilisé la vidéo du MOOC intitulée « Question de recherche, problématique et protocole ». Nous l’avons visionnée plusieurs fois et nous avons réussi à formuler la problématique suivante : comment les robots peuvent-ils participer à la dépollution de milieux naturels terrestres?

Nous avons réfléchi au choix de chaque mot. Participer : il nous semble très important de ne pas nous déresponsabiliser de notre rôle dans la dépollution. Milieux naturels terrestres : certains souhaitaient aussi travailler sur les milieux aquatiques mais nous sommes limités dans nos expérimentations par les moyens dont nous disposons à l’école.

Ensuite, il restait à préciser le type de pollution et nous sommes tombés d’accord sur la pollution de déchets solides. Puis il a fallu réfléchir sur la nature des déchets. Les déchets métalliques et plastiques ont fait l’unanimité. En ce qui concerne les déchets métalliques, c’est parce qu’ils sont entièrement recyclables et coûtent moins cher à recycler qu’à fabriquer. Pour les déchets plastiques, c’est leur invasion des espaces naturels qui motive ce choix.

Enfin, certains élèves ont commencé à distinguer différentes matières de déchets métalliques : aluminium pour les cannettes, fer, acier, plomb… et ils ont pensé que l’on pourrait peut-être utiliser les aimants. Il faut donc approfondir cette idée. Par contre, pour les déchets plastiques, nous n’avons pas de piste pour l’instant.

Nous allons poursuivre demain et les élèves auront certainement des questions à soumettre à notre mentor, Christine, qui nous rend visite mardi.

Voilà pour les nouvelles.


L’état de l’art (suite)

Lundi 21 et jeudi 24 janvier, nous avons poursuivi notre travail sur l’état de l’art. Après avoir fini notre revue littéraire sur notre thématique, nous avons visionné plusieurs documents vidéo sur la pollution de l’environnement, le recyclage selon les matériaux et leur durée de dégradation (fer/acier, aluminium, plastiques…), le tri effectué par les citoyens et le tri réalisé en usine.

Nous savons maintenant que notre projet de recherche ne portera ni sur le tri des déchets, ni le recyclage. Tout cela est déjà bien élaboré.

Notre réflexion nous pousse plutôt à envisager un projet de recherche qui se placerait en amont de cette phase de tri et nous oriente vers la dépollution, sujet qui nous semble plus propice à un sujet de recherche.

Les élèves sont toujours aussi enthousiastes et concernés par le sujet, de vrais citoyens en devenir. C’est très encourageant pour l’avenir de voir leur implication.

Voilà pour les nouvelles.